Prieuré de Montézargues

Situation & Histoire

Il existe des lieux qui ne laissent pas indifférent. Le Prieuré de Montézargues en fait partie. Chargé d’histoire, il est protégé par la végétation environnante et par les épais murs d’enceinte de la bâtisse, ce qui lui donne l’impression d’être coupé du monde.
Borne Prieuré de Montézargues

Au cœur de Tavel, 1er rosé de France

C’est en traversant le Rhône de Châteauneuf-du-Pape que l’on arrive à Tavel, petit village du Gard provençal. À l’ouest, se dresse le Pont du Gard non loin d’Uzès et de son célèbre marché. Plus bas, se trouve Avignon, cité des Papes. En son cœur, Tavel où le Prieuré de Montézargues jouit d’une situation idéale, niché dans la forêt méditerranéenne et dominé par le Mont Ventoux. Un petit coin de paradis coupé du monde !
Borne Prieuré de Montézargues

Un lieu chargé d’histoire

Ce n’est certainement pas le hasard qui a conduit dès le XIIe siècle une communauté monastique à s’y installer. Le Prieuré de Montézargues est issu de l’abbaye de Grandmont. Guillaume II et Rostang II de Sabran lui offrirent en 1199, le moulin et l’eau qui lui sont nécessaires ainsi que les bois indépendants. Les moines qui s’installèrent alors au Prieuré de Montézargues obtinrent un droit de pêche sur l’étang de Pujaut (asséché depuis). Le Pape Innocent III, écrivit à l’Abbé de Grandmont pour lui enjoindre de recevoir en grâce cette nouvelle communauté. Ce à quoi il consentit. En 1295, ne demeuraient que trois religieux.

L’histoire du Tavel, que le Roi Philippe Le Bel qualifiait de « roi des rosés » remonte à l’époque romaine. On peut donc largement supposer que le « roi des rosés » était également le « rosé des rois » ! Mais aussi des papes : les vins du Prieuré de Montézargues étaient d’ailleurs les seuls, avec ceux du Clos de Vougeot en Bourgogne, à avoir été officiellement identifiés comme figurant à la table pontificale quand la papauté résidait à Avignon, au 14ème siècle.

Le Prieuré de Montézargues aujourd’hui

Charmée par la beauté du lieu, la famille Richard acquiert le domaine en 2003. Aujourd’hui, le vignoble couvre quelque 34 hectares de vigne d’un seul tenant. Dans une démarche de préservation de la nature et de nos terroirs, le domaine est certifié « agriculture biologique » depuis le millésime 2013.

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